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Fantasques

A ce noir trombone.

Les volets sont fermés depuis des années, des siècles ou des décennies. Belle à jamais endormie.
Tout est flou ici. Binaire, tertiaire, dans ces lieux le temps s’est toujours mesuré ainsi.
Le soleil, qui rythmait jour et nuit, métronome monotone l’abandonne à la nébulosité qui s’est installée depuis.
Depuis, depuis que son cœur est sombre, le pavillon aussi. Féroce atonie. Pourtant, le trombone, comme tu le dis, c’est si joli.
Reste ce gramophone, empoussiéré, éclairé d’une bougie par la mignonne qui fredonnait pour chasser ton ennui.
La mélodie qui tourbillonnait dans tes volutes de fumée est désormais prisonnière d’un disque de cire.
Et la douce mélancolie qui se distillait dans le tintement des verres, sur tes lèvres, s’est évaporée à jamais.
Il n’y aura pas d’hiver, à l’automne tu es parti. La mélopée hier s’est évanouie.
Sans toi, ce n’est pas le Black Trombone qui est monotone, Serge, c’est la partition de la vie.

 

 

 


Black Trombone de Serge Gainsbourg auquel ce texte publié fait largement référence :

Repris ici par Térez Montcalm :

 

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