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Pensées & confessions

Ciao Babe.

Je recompterai les heures, les jours, les semaines passées sans toi.
On s’est déjà séparées. Je sais ce que ça fait.

Je me replongerai dans ce carnet, dans lequel j’avais noté tout ce que je te reprochais. J’ai eu le temps durant ces années. De notre relation, j’avais posé sur le papier tout ce qui me retenait. Quand j’y repense, il n’y a jamais eu de bons côtés. J’aurais mieux fait de me casser une jambe le jour où je t’ai rencontrée. J’aurais même mieux fait de tout me péter. Ça m’aurait sauvée.

Ton absence me rendra folle. Je la sentirai vibrer dans tout mon corps. J’aurai envie de dormir, une fuite onirique pour ne plus penser à toi. Je sais que même dans mes rêves tu me poursuivras. Je vais avoir envie de m’arracher les cheveux. Tant pis, j’aurai de quoi m’occuper. Je vais chercher des substituts, je m’en gaverai pour ne pas avoir besoin de toi, je me jetterai sur de la bouffe pour compenser, je boirai peut-être encore plus de café. Il parait que c’est pas bon les excitants. Je m’en fous. Je prendrai des petits cachets pour me tranquilliser. Tout ça, je le sais.

J’aurai envie de tout péter chez moi. Comme de péter la tronche des passants, de 7 à 77 ans… C’est sûr, je vais être un monstre pendant quelques temps. Je me répéterai ma litanie, que je suis mieux sans toi. Que c’est dur, mais c’est mieux pour moi. Et je relirai mon carnet et tout ce qui fait que l’on doit se séparer. Je veux respirer d’un souffle nouveau, loin de toi. Je ne veux plus que tu m’obsèdes, je ne veux plus craindre ton manque, je ne veux plus que tu sois la première chose à laquelle je pense le matin. On se croisera dans des soirées, tu me feras les yeux doux, je te connais. Tu attendras que j’ai un peu bu pour débarquer, que ma garde soit baissée. Garce, tu l’as toujours fait.

C’est la fin de l’été. Tu le sens, tu t’accroches, pendue à mon bras. Mais cet hiver, il en sera fini de cette relation toxique où l’on se détruit toi et moi. Toi, qui me tue à petit feu et moi, qui te laisse te consumer entre mes doigts.

Je recompterai les heures les jours, les semaines, les mois même, qui m’auront tenue loin de toi et puis un beau matin, quand tu auras relâchée ton étreinte… je ne compterai plus rien.

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