Confessions d'une enfant du siecle minuit moins trois blog auteur
Pensées & confessions

Confession d’une enfant du siécle.

Dans mes nuits d’un autre temps, les pages de mes romans préférés tournaient entre mes doigts. Certains d’entre eux aux pages dorées avaient l’odeur du passé. Désormais, c’est sur une toile sans araignée, que les pages s’accumulent et que le temps défile. Pas de prédateur identifié, non, mais combien de fois me suis-je prise au piège de cette toile virtuelle ?

Parachutée par une force gravitationnelle dans ce trou noir qu’est le web et absorbée à consulter toute la matière qu’il contient.  Un gouffre spatio-temporel et un vide inter-sidéral qui consument le temps que l’on ne rattrape plus et que j’aurais dû mettre à profit en le consacrant aux classiques de la littérature.


Née en 1984, déjà à la recherche du temps perdu, livres, s’il vous plait, tandis que j’agonise, formez pour moi le banquet des lettres même si elles ne s’adressent pas à jeune poète, qu’elles puissent me rassasier jusqu’à en avoir la nausée. 

Poursuivons ensemble ce voyage au bout de la nuit. Instruisez-moi sur les égarements du cœur et de l’esprit. Racontez-moi des nouvelles histoires extraordinaires. Que la promesse de l’aube à vos côtés ne soit pas déjà des mémoires d’outre-tombe enfouies vingt mille lieues sous les mers.

Sans orgueil et préjugés, je ne veux pas finir en Lolita écervelée avec une éducation sentimentale dictée par les femmes savantes de la toile. Je ne puis supporter davantage les clichés de toutes les précieuses ridicules qui se rêvent belle du seigneur autant que ces malades imaginaires, hypocondriaques qui pullulent comme la peste et vivent chaque instant comme le dernier jour d’un condamné en attendant la mort heureuse.  Beaucoup de bruit pour rien, dans la guerre des mondes, de ces mondes, c’est ce que l’on appelle du Buz.

L’écume des jours aux lèvres, la vipère au poing, j’ai envie de croquer les raisins de la colère qui me laissent un gout amer comme une peau de chagrin. J’ouvre le procès de la divine comédie qui se joue sur le web et anime les enfants de minuit en en espérant la chute. Une ténébreuse affaire déguisée en illusion comique par les faux monnayeurs et qui fera de nous, de sang froid, les âmes mortes. Nos pérégrinations dans ce monde virtuel nous mènent, pour plus d’une saison en enfer, cueillir les fleurs du mal et de l’ignorance au plus profond du Léviathan.

Livres, ces milles et une nuit sans vous me paraissent cent ans de solitude. Loin de vous j’ai saisi ce que c’est que l’exil. J’ai besoin de votre compagnie. Envoyez-moi vos résidents, je ne serai pas exigeante, je ne demande pas de Bel-ami encore moins de Dom Juan, je les laisse faire le bonheur des dames.  Je me contenterai d’un candide ou même de ceux que vous appelez l’ingénu ou encore l’étranger. Je ne crains pas les liaisons dangereuses, en vous je porte de grandes espérances et sais pertinemment que quand vous êtes dans mes mains s’ouvre devant moi le meilleur des mondes.

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