poussiere minuit moins trois blog ecrivain
Pensées & confessions

Laisser la poussière se déposer.

Des draps blancs flottent sur les meubles comme sur vos souvenirs.

Ils protègent les reliques d’une époque passée. Sous le manteau de poussière, rien n’a changé.

Il parait que la femme de ménage est passée. Il parait. Vous espérez alors qu’elle n’a pas touché aux pièces à conviction de votre mémoire, que tout est intact. Bien conservé.

Un objet, un lieu, une odeur et ce sont des milliers d’images qui vous font frissonner.

Un simple ravioli transporte à vos côtés ceux que vous aimiez. Des raviolis vous en remplissez vos assiettes jusqu’à l’indigestion mais ça ne les ramène pas. Du moins pas pour de vrai.

Vous les revoyez, à l’époque où ils étaient là, plus beaux qu’ils n’ont jamais été. Ça fait tellement de bien d’entendre leurs voix, juste encore une fois.

Puis le murmure du passé se tait, et là, ça vous fait un mal de chien. Une douleur exquise. Vous réalisez combien il faut être courageux pour raviver un cœur endeuillé.

Il n’y a pas que les absents qui vous font mal et ça vous ne vous y étiez pas préparé.

Vos souvenirs existent-ils encore quand ceux avec qui vous les avez vécus ne se rappellent pas de ces moments partagés ? Les auriez-vous imaginés ?  Vous espériez de ce voyage qu’il soit un pèlerinage et on vous ampute la mémoire. On vous reprend ces anciens instants de bonheur. La douleur revient. Lancinante cette fois.

Serait-il plus sage de ne pas soulever les draps et laisser la poussière se déposer sur vos souvenirs ?

S’ils s’accompagnent de tourments comme de sourires, profitons de ces souvenirs qui nous ont été légué en héritage et qui peuvent s’envoler à tout moment.

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