Quand les lumières s'éteigent à paris
Fantasques, Spoken word / slam

Quand les lumières s’éteignent à Paris.

Sans toi les draps sont devenus trop froids,
Sans doute, car ils ne m’appartiennent pas.
Quand les lumières s’éteignent à Paris,
Je te cherche dans d’autres lits,
Je te cherche dans d’autres pieux,
D’autres lieux, d’autres cieux.
Que pourrais-je faire de mieux,
Pour un dernier baiser, celui des adieux ?

Tel un chat, je funambule de toi en moi.
Telle une paria, entends-tu mes hurlements, mes cris,
Percer le silence de la nuit ?
Faut-il t’aimer plus fort, pour qu’ils parviennent jusqu’à toi ?
Faut-il souffrir à mort, pour qu’ils transpercent l’au-delà.
Regarde-moi ! Pourquoi ne me réponds-tu pas ?

Et la nuit est si obscure et sombre,
Qu’elle se morfond avec mon ombre.
Mon étoile n’est plus là pour éclairer mes pas.
Je n’ai plus que le clair de lune pour croire que tu me reviendras.
J’ai besoin de toi, d’une éclaircie,
Reviens dans ma vie.

Tu sais, mes amants sont parfois beaux,
Mais n’auront jamais le goût de ta peau.
Oui – Je ramasse les chats errants.
Je m’efforce à les métamorphoser en galants.
Ces machos, matous, minets à mater,
Mais ce sont eux qui, rassasiés,
Me chassent dès que l’aube apparait.
Dans la violence de leurs mots, j’en arrive à me renier.

Dans des gares, j’espère un train qui ne viendra pas.
Je m’égare et me perds dans d’autres bras.
Ils m’enlacent et me lassent,
Mais ne me consolent pas.
Je compte chaque éternité qui passe,
Embrasse-moi encore une fois.
Sur le bord de leur lit, celui que j’attends c’est toi.
C’est toujours toi – Le jour levé, seras-tu là ?

Sur leurs lèvres, je me souviens, de tes baisers, leur saveur.
Au rythme de leur battement de cœur, je recense les heures,
Ces minutes qui n’étaient pas assez, passées à t’aimer.
Dans mes yeux, je cherche ton reflet
Dans leur regard, ta façon de me désirer.
Dans des débats qui ne m’intéressent pas,
Des ébats qui ne me ressemblent pas,
Je voudrais t’oublier, mais je continue à t’espérer.

Tu penserais que je me détruis,
Mon amour, je ne chasse que l’ennui.
Et dans la brume des volutes de fumée,
Comprendre ce qu’elle avait de mieux que moi,
Celle pour qui, sans un regret, tu m’as quitté,
Cette fascinante camarde dont tu parlais parfois.

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