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Fantasques

Man, u shot me down.

Il y a ce feu qui brûle en moi. Il faudrait juste un peu de nous pour qu’il croît.
Moi, j’y crois.

J’ai assez de comburant pour mettre la ville à feu et à sang.
Assez de carburant pour te prouver que la passion peut rester en expansion indéfiniment.
1001 nuits, je te les fais sans sourciller. Tu peux même les convertir en années, ça ne me fait vraiment pas flipper.
Je suis dévorée par une féroce envie d’être à tes côtés mais ce sans jamais t’enchaîner. J’ai appris que sans liberté on appartient déjà au passé. Mais si tu me quittes, j’en mourrai. Parce que tu me plais à en crever.

Je te promets une énorme explosion, une putain de détonation.
À nous deux on peut tout défoncer. Vraiment, je le sais. Je te le promets.
Mais.
Mais, j’ai beau chercher dans tes yeux je ne trouve pas l’étincelle qui devrait les habiter, celle qui devrait dans tes pupilles se dilater, celle qui peut tout enflammer. Vide. Néant. Noir complet. Je n’ai rien vu s’illuminer.
Et moi je suis cette fille saoule au bar par sa fièvre aveuglée. Celle qui déjà essaie d’oublier.

Pourtant si tu es prêt, j’y vais.
Balance un signe et, je te jure, je fais tout péter.
Viens, rapproche-toi, plus près.
Assez près pour que je puisse deviner la saveur de tes baisers, sentir ma peau s’électriser et mes sens s’affoler.

Viens, encore plus près, si tu n’as pas peur de réaliser qu’en fait tu n’as jamais vibré.
Oublie l’amour, je t’offre de la rage. Un truc d’une puissance que tu ne peux même pas imaginer.
D’une fureur que tu ne peux envisager.
Garde ton cœur – solidement accroché – parce que ton souffle, je ferai tout pour te le couper.
Laisse-moi ton corps, un instant, celui d’une éternité, et je le ferai hurler d’amour en te susurrant des « encore ». Et, des crépuscules voraces aux fugaces aurores, inlassablement, je t’entraînerai vers la petite mort. Combien de fois, on peut mourir dans une journée? Ca dépend du temps qu’il te faut pour ressusciter. Cela peut être une infinité, je te le promets.

Je suis là devant tes yeux, en face de toi. Mais tu ne me vois pas.
En face de toi, juste là. Je n’existe pas.
Alors je vais boire, boire un peu plus, un peu plus chaque soir jusqu’à en perdre la mémoire en jouant ce riff de guitare. Sombrer dans ma douce folie, jusqu’à ce que ton sourire que tu as si joli s’efface à jamais de mes pensées et peu à peu de ma vie.

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