vertigo2_minuit_moins_trois_blog_auteur_19
Elucubrations, Fantasques

Vertigo.

Parce qu’ils ne seront jamais que la nuit. De la poussière d’étoiles jouxtant des cendriers remplis. Des verres de cuir et feu qui inlassablement vidés resteront toujours trop petits pour contenir leur ivresse de la vie. De la musique, des murmures et des rires qui s’enfuient. Des sourires au clair de bougies. Des peaux brûlées par l’ardeur d’un baiser. Deux enfants animés par la flamme de la vie.  Trop jeunes pour dormir et bien trop fous pour composer des rêves à deux. S’enivrer du cosmos ne relève-t-il pas déjà du merveilleux ?

Demain ne lui appartiendra jamais mais pour une une de ces nuits elle pourrait l’attendre des années. Il faut un jour avoir connu ce vertige pour comprendre à quel point c’est beau un ciel étoilé quand elle a les yeux fermés à ses côtés.

Et si elle était moins pudique ou si elle avait moins de fierté, elle laisserait les mots prendre leur sens et, au lieu d’hésiter sur un pronom à utiliser, je te dirais que je le sais : nous ne seront jamais que la nuit. De la poussière d’étoiles resplendissante qui matin sera cendres désolantes. Des verres aux notes de cuir et feu qui même vidés sans relâche ne pourraient jamais contenir notre urgence de vivre. Ces verres que je pourrais descendre jusqu’au coma mais qui ne me laisseront jamais pire gueule de bois que toi. De la musique pour couvrir nos murmures et nos rires qui s’enfuient. Et de la musique encore quand l’aube se lèvera, mauvais simulacre pour dissimuler mon arythmie cardiaque quand tout devient si plat. Deux sourires qui illuminent  le monde bien plus que mille bougies. Deux peaux et lèvres brûlées par l’ardeur d’innombrables baisers échangés, prêtés, volés. Deux enfants animés par la flamme de la vie. Deux enfants sans doute allumés qui n’auraient pas dû se rencontrer. Brûler plutôt que durer. Et brûler, brûler tout et surtout moi pour me soustraire de ce monde si froid quand tu n’y es pas. Trop jeunes pour dormir et bien trop fous pour composer des rêves à deux.  S’enivrer du cosmos relève déjà du merveilleux.

Demain ne m’appartiendra jamais mais pour une de ces nuits j’aurais pu t’attendre des années. C’est vertigineux un ciel étoilé les yeux fermés à tes côtés. Je n’avais qu’un souhait : que cela ne soit pas une de ces si courtes nuits d’été car pour le foutu vampire que tu es j’aurais pu plonger le monde dans une éternelle obscurité.
Mais déjà la ville s’éveille et sa rumeur me questionne, sommes-nous encore la nuit ?

Précédente publication

Vous Devriez Aussi Aimer


Warning: count(): Parameter must be an array or an object that implements Countable in /home/minuittr/public_html/wp-includes/class-wp-comment-query.php on line 405

Soyez le premier à poster un commentaire

Poster un commentaire